Note importante : Cet article propose un éclairage historique et culturel sur l’évolution de nos rythmes de sommeil. Il ne constitue en aucun cas un diagnostic ni un avis médical. Si vos réveils nocturnes s’accompagnent de fatigue diurne, de somnolence ou de souffrance au quotidien, il est essentiel d’en parler à votre médecin traitant.
Il vous arrive de vous réveiller vers 2 h ou 3 h du matin, les yeux grand ouverts, en ressentant cette pointe de frustration : « Je dois absolument me rendormir » ?
Aujourd’hui, nous avons l’habitude de penser qu’une nuit normale doit être un bloc ininterrompu de 7 à 8 heures. Pourtant, la recherche historique montre que pendant des siècles, la norme humaine était tout autre : on dormait fréquemment en deux temps.
Le sommeil biphasique : un rythme d’autrefois
Avant l’arrivée de l’électricité et de l’éclairage artificiel, les journées suivaient le rythme du soleil. Les gens se couchaient tôt, peu après le crépuscule.
Naturellement, la nuit se divisait en deux phases distinctes :
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Le premier sommeil : 3 à 4 heures de repos profond juste après la tombée de la nuit.
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L’intervalle nocturne : un réveil spontané vers minuit ou 1 h du matin, durant 1 à 2 heures. Ce temps était vécu paisiblement : à la lueur d’une bougie, on en profitait pour lire, prier, méditar ou discuter calmement.
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Le second sommeil : un retour au lit pour s’endormir apaisé jusqu’à l’aube.
Ce rythme, appelé sommeil biphasique, a été la règle pendant des siècles.
Pourquoi nos rythmes ont-ils changé ?
C’est au XIXᵉ siècle, avec la Révolution industrielle et la généralisation de l’éclairage artificiel, que nos habitudes ont basculé. Les soirées se sont prolongées et le temps de repos s’est condensé en un seul bloc nocturne pour s’adapter aux horaires de travail modernes.
Source historique :
Ce phénomène a été documenté par l’historien américain A. Roger Ekirch dans son ouvrage At Day’s Close: Night in Times Past (La Nuit au fil des siècles). Pour en savoir plus sur ces travaux, vous pouvez consulter cet article de la BBC sur l’histoire du sommeil biphasique.
L’accompagnement en sophrologie : apaiser la tension du réveil
Si vous souffrez de troubles du sommeil réguliers, de réveils fréquents ou de fatigue en journée, la consultation auprès d’un médecin ou d’un spécialiste du sommeil reste indispensable pour en identifier les causes médicales ou physiologiques.
En complément du parcours médical, la sophrologie intervient sur un levier précis : l’anxiété de l’éveil. Lorsque l’on se réveille la nuit, la crainte de ne pas être en forme le lendemain génère du stress, ce qui active le système nerveux et rend le rendormissement encore plus difficile.
Des repères simples pour les réveils nocturnes :
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Mettre à distance la pression : Savoir que le réveil nocturne a été une norme humaine pendant des siècles aide à porter un autre regard sur ce moment.
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Ne pas forcer l’endormissement : Si le sommeil tarde à revenir, évitez de lutter au lit. Privilégiez une lumière très douce, une lecture apaisante ou un temps calme.
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Revenir à la présence corporelle : La pratique de la respiration abdominale lente permet de relâcher les tensions musculaires, d’abaisser le rythme cardiaque et d’inviter le corps au repos.
Vous souhaitez un accompagnement personnalisé pour mieux gérer le stress et retrouver des nuits plus sereines ? N’hésitez pas à me contacter pour échanger ou prendre rendez-vous :
